Escadron BRAVO & Cie

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Radars dans la brume 1° Partie

Radars dans la brume            en Word

 

1° partie

Novembre 1975, cela doit faire deux semaines que je suis arrivé au 4e Chasseurs à Cheval.

La première m’a appris à découvrir la plaine de Müschede non loin d’Arnsberg et aussi qu’il faut être très vigilant au sujet des connections interphone surtout quand on est one/one en tête de la colonne d’escadron.

 

Ce matin un ordre tombe,

Demain nous devrons en plusieurs groupes distincts  attaquer de manière simultanée des bases de missiles dans la région d’Essentho.

Le deuxième jour, le groupe que je commande devra tenter d’attaquer un énorme radar dans la région de Brakel en disposant de très peu de temps pour les recces.

 

Le lendemain matin, j’embarque avec mes gars à bord de l’unimog radio et nous prenons la route de l’Est munis de nos armes, pas mal de munitions d’exercice et de  petites rations de combat.

 

L’arrivée sur la zone de l’objectif est facilitée par un brouillard épais, je repère sur la carte un petit bois d’où nos recces seront facilitées et mon

chauffeur « JP » nous trouve l’endroit idéal avec maestria.

 

Nous passons une bonne partie de l’après-midi à reconnaitre l’objectif, le brouillard nous permettant d’observer les rondes et les endroits à viser.

Après quoi, nous retournons à l’unimog il fait assez froid mais nous avons trouvé un petit truc pour nous réchauffer en attendant l’heure d’attaquer.

Dans la camionnette, il y a du matériel de nettoyage dont un seau métallique dans lequel l’un d’entre nous a l’idée de verser le contenu de quelques boites d’alcool habituellement utilisées pour réchauffer nos rations.  

La flamme bleue nous donne à peine les quelques degrés de confort qui nous suffisent.

 

Peu avant l’heure prévue nous sommes en position et à 19h00 nous faisons feu de toutes nos armes, les thundeflashs améliorés volent par-dessus la clôture. Puis les occupants de la base s’organisent et entament une sortie également armés à blanc.

 

Nous décrochons et détalons à travers le champ boueux où nous trouvons notre unimog moteur tournant, je jette un œil pour être sûr que personne n’est resté en arrière et relève la ridelle. J’embarque au côté de JP qui lance le moteur et nous échappons de justesse à nos poursuivants.

 

Bientôt nous arrivons au point de rassemblement de tous les groupes.

Je suis maintenant habitué à entendre mes gars frapper des pieds sur le plancher de la benne pour se réchauffer et ça me navre.

Mais à l’escale ils me supplient de les autoriser à refaire le coup du seau que je fini par accepter en recommandant de fermement le maintenir.

 

Nous reprenons la route  et je regarde de temps en temps par la lucarne en plastique pour vérifier si tout va bien.

A la sortie de Meschede nous croisons le chemin de fer,  le véhicule tressaute  violemment, aussitôt les frappements reprennent, je regarde par la lucarne pour y voir sur le sol de la benne des flammes bleues partout que mes gaillards essayent d’éteindre de leurs pieds.

 

Je fais stopper le véhicule et me rends à l’arrière, les flammes sont sur le point d’être maitrisées juste avant que le chef du convoi ne vienne s’enquérir de la raison de cet arrêt inopiné. Tout danger écarté, je lui dis alors qu’un des hommes est malade, sur quoi, il me propose de le prendre dans sa Land Rover.

 

Le reste du chemin est effectué sans encombre et sans « chauffage improvisé »

 

Maurice CENIER 03/01/2016

unimog.jpg

 

À suivre … la deuxième partie de la mission avec une équipe réduite et à bord d’une Land Rover



05/01/2016
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